Jeux olympiques de Rio: le tribunal du sport doit se prononcer sur le sort des athlètes russes d'ici le 21 juillet

Le tribunal arbitral du sport (TAS) a annoncé lundi qu'il allait décider de lever ou non l'interdiction du programme d'athlétisme de la Russie d'ici le 21 juillet, deux semaines avant le début des Jeux de Rio.

L'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF) a interdit toute la fédération d'athlétisme de Russie à la suite de révélations sur un dopage massif parrainé par l'État.

La suspension annoncée pour la première fois en novembre a été maintenue le mois dernier, ce qui a semblé anéantir les espoirs de la Russie d'envoyer des athlètes aux Jeux de Rio de Janeiro, qui s'ouvriront le 5 août.

Mais l'annonce de la SCS offre encore une dernière chance au programme d'athlétisme en disgrâce de la Russie.

L'IAAF, le Comité olympique russe (ROC) et 68 athlètes russes ont conclu "un accord d'arbitrage spécifique" qui permet au TU de décider de la validité de l'interdiction de l'IAAF, selon un communiqué du tribunal basé à Lausanne.

"Les parties ont convenu d'une procédure accélérée qui devrait se terminer le 21 juillet 2016", ajoute le communiqué.

La qualification pour la plupart des épreuves d'athlétisme se termine le 11 juillet.

Toutefois, le cas de la Russie faisant l’objet d’un examen minutieux de la part du public et confronté à la pression politique de Moscou, l’IAAF pourrait conserver une certaine souplesse pour prolonger les délais.

Une nouvelle tournure

L'interdiction de l'IAAF faisait suite à un rapport de novembre de l'Agence mondiale antidopage, selon lequel le programme d'athlétisme de la Russie avait été corrompu au point que même les tests de dépistage de drogue propres n'avaient plus de sens.

Lorsqu’elle a maintenu l’interdiction le mois dernier, l’IAAF a déclaré que les athlètes russes ayant prouvé qu’ils n’avaient pas été contaminés par le système terni du pays pourraient encore être dédouanés pour Rio.

La SCS ne va pas procéder à un tel examen cas par cas de chaque athlète, a déclaré une porte-parole du tribunal basé à Lausanne, Katy Hogg, à l'AFP.

La question en litige dans l'appel du TAS consiste à déterminer si l'IAAF a des motifs de suspendre toute une équipe d'athlétisme, étant donné qu'une telle décision entraîne invariablement des sanctions pour les personnes n'ayant aucun résultat positif au test antidopage.

Hogg a déclaré que la décision du tribunal serait étroitement axée sur la validité de la règle de compétition 22.1 de l'IAAF, qui stipule que "les athlètes dont la fédération nationale est suspendue par l'IAAF ne sont pas admissibles aux compétitions".

Le ROC et les 68 athlètes russes ont expressément demandé au tribunal "d'ordonner à tout athlète russe qui ne fait actuellement l'objet d'aucune période d'inéligibilité à la commission d'une infraction au règlement antidopage de participer aux Jeux olympiques de 2016", en supposant que ils sont par ailleurs qualifiés.

Les officiels russes ont critiqué ce qu'ils appellent l'hypocrisie de l'IAAF, notant que deux sprinters de célébrités américaines – Tyson Gay et Justin Gatlin – feront partie d'une série d'athlètes en compétition à Rio qui ont déjà été contrôlés positifs au dopage.

Confusion du CIO?

Les dirigeants du Comité international olympique ont déclaré le mois dernier que l’IAAF avait toute autorité pour décider quels athlètes pourraient s'affronter à Rio.

Le président du CIO, Thomas Bach, a déclaré que toute personne qui obtiendrait le feu vert de l'IAAF serait autorisée à concourir sous le drapeau russe.

Cela contredit la position de l’IAAF: la direction a déclaré que les athlètes qui prouvaient individuellement qu’ils étaient exempts de drogue pouvaient concourir sous un drapeau neutre, car la fédération russe d’athlétisme resterait interdite.

Plusieurs stars de l’athlétisme russe ont déjà déposé des pétitions auprès de l’IAAF afin d’obtenir leurs lettres de créance sans drogue.

Mais si le TAS annule l’interdiction générale, ces requêtes individuelles risquent d’être vides de sens.

Le tribunal n'a pas fourni de liste des 68 athlètes impliqués dans cette affaire, mais elle inclut probablement la plupart des Olympiens potentiels n'ayant aucun test de dépistage de drogue positif dans leur dossier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Pin It on Pinterest