Les amis du chef de l'IAAF disgraciés paient une caution en français

L’AFP à Dakar a déclaré dans un communiqué que les membres de sa famille avaient effectué un paiement conjoint.

Diack est accusé d'avoir permis à la corruption de s'épanouir durant son mandat de 1999 à 2015 auprès de l'Association internationale d'athlétisme (IAAF) jusqu'à ce qu'un scandale finisse par faire éclater l'instance dirigeante de l'athlétisme. Il a également été accusé de blanchiment d’argent et de complot.

"Un groupe d'amis de longue date du président Lamine Diack (…) s'est réuni pour soutenir ce digne fils du Sénégal alors qu'il subit cette dure épreuve. Ils ont conjointement payé la somme réclamée par le procureur des finances français à titre de caution, 500 000 euros ", indique le communiqué, sans identifier ceux qui lui sont venus en aide.

La déclaration indique seulement que les bénéficiaires comprennent "des athlètes internationaux, des diplomates, des hauts fonctionnaires à la retraite", ainsi que des personnalités religieuses et des hommes d'affaires de toute l'Afrique.

"Après une enquête exhaustive de 12 mois menée par des juges français, aucune somme n'a été trouvée dans les avoirs de Lamine Diack, que ce soit à Dakar, à Paris et encore moins à Monaco", indique le communiqué de sa famille, soulignant le "harcèlement" des anciens athlètes. " chef.

Le versement de la caution garantira qu'il évite d'être placé en détention.

L'un des fils de Diack, Papa Massata Diack, qui a travaillé comme consultant en marketing à l'IAAF jusqu'en 2014, est également impliqué dans la même affaire.

Dans une rare interview accordée au diffuseur privé RFM en décembre dernier, Papa Massata Diack s'est dit prêt à répondre aux accusations, mais au Sénégal, "je suis un citoyen sénégalais, pas un citoyen français". En janvier, le Sénégal a exclu de l'extrader vers la France.

Selon des informations parues dans les médias sénégalais, la police sénégalaise a interrogé Diack junior en février dernier. Selon certains journaux, l'interrogatoire aurait eu lieu indépendamment d'un mandat français émis contre lui.

Le mois dernier, un tribunal français a ordonné la libération d'un ancien conseiller juridique de Lamine Diack placé en garde à vue en novembre 2015 après que ses avocats eurent fait appel de son incarcération, affirmant qu'il ne courait aucun risque.

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